LE LIVRE D’APRÈS

Depuis 2011, une vingtaine d’auteurs sont venus en résidence d’écriture à Brive. Il reste de leur passage dans la cité des liens tissés avec les habitants, des ateliers animés, des envies d’écriture cultivées et bien sûr aussi des livres publiés à l’occasion de cette parenthèse heureuse et féconde durant laquelle nombreux sont ceux à décrire une « liberté d’écriture totale », une « apesanteur sociale ».
La plupart d’entre eux ont continué leur chemin d’écrivain et donné naissance à d’autres livres, à la faveur d’autres résidences parfois. Voici leurs derniers ouvrages parus.

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 Bénédicte Belpois, Saint Jacques, Gallimard, avril 2021.

Saint JacquesÀ la mort de sa mère, Paloma hérite d’une maison abandonnée, chargée de secrets au pied des montagnes cévenoles. Tout d’abord décidée à s’en débarrasser, elle choisit sur un coup de tête de s’installer dans la vieille demeure et de la restaurer. La rencontre de Jacques, un entrepreneur de la région, son attachement naissant pour lui, réveillent chez cette femme qui n’attendait pourtant plus rien de l’existence bien des fragilités et des espoirs.
Ode à la nature et à l’amour, Saint Jacques s’inscrit dans la lignée de Suiza, le premier roman de Bénédicte Belpois, paru en 2019 aux Éditions Gallimard. Avec une simplicité et une sincérité à nulles autres pareilles, l’auteure nous offre une galerie de personnages abîmés par la vie mais terriblement touchants.

Bénédicte Belpois est sage-femme. Saint Jacques est son deuxième roman. Avec son premier, Suiza, publié également chez Gallimard, elle avait remporté le prix des lecteurs de la Ville de Brive 2019.

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Sophie Divry, Curiosity, Noir sur blanc/Notabilia, mars 2021.

CuriosityEn changeant à chaque nouvelle parution sa plume d’épaule, Sophie Divry est déroutante. Au fil de son oeuvre protéiforme et exigeante, elle trace pourtant un chemin clairement défini à l’intérieur duquel la fiction s’en donne à coeur joie. Entre ses mains, le roman apparaît tel qu’il est, un vaste champ d’expérimentations qu’il faut fouiller, ouvrir pour s’affranchir du réel, le réinventer.

Cette fois-ci, c’est donc sur Mars que la romancière nous emporte, dans la tête de Curiosity, le robot de la Nasa qui travaille depuis des années dans le froid, le rouge et la poussière. Mais Curiosity n’est pas un rover comme les autres. Il a besoin de se faire des amis et de parler à Dieu, cet être étrange qui vit sur Terre et qui, chaque matin, lui donne du travail.En proie à la solitude, Curiosity s’accroche à une conviction : une mission particulière l’attend. Un matin pourtant, il comprend que sa mort est programmée.
Dans ce testament tendre et extraterrestre, Sophie Divry interroge notre solitude, notre humanité et le désir de transcendance.

Également Cinq mains coupées, au Seuil. Octobre 2020.

cinq mains coupéesMais dans Cinq mains coupées, pas une phrase ne sort de son imaginaire, pas un mot n’est d’elle. Ce sont ceux de Gabriel, de Sébastien, d’Antoine, de Frédéric et d’Ayhan. L’un travaillait à l’usine, l’autre amarrait les bateaux, était plombier, étudiant ou apprenti chaudronnier. Tous sont Gilets jaunes et ont eu la main arrachée un samedi de manifestation par une grenade bourrée de TNT.
Ce livre, c’est leur histoire, personnelle mais aussi collective car tous font partie d’un même corps, celui des invisibles. Invisibles dont l’écrivaine qui a cousu ensemble ces 5 entretiens réalisés entre septembre 2019 et février 2020, fait entendre la voix.

Après des études de Lettres puis diplômée de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille et de l’IEP de Lyon, Sophie Divry rentre au journal militant La Décroissance (2004-2010). Engagée en politique et en littérature, elle est l’auteur d’une œuvre protéiforme en constant renouvellement à la fois sur le fond et dans la forme.

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Jérôme Leroy, Vivonne, La Table ronde. Janvier 2021.

VivonneAlors qu’un typhon dévaste l’Île-de-France, l’éditeur Alexandre Garnier contemple le cataclysme meurtrier depuis son bureau, rue de l’Odéon : une rivière de boue coule sous ses fenêtres, des rats surgissent des égouts. Le passé aussi remonte à la surface. Devant ce spectacle de fin du monde, Garnier se souvient de sa jeunesse et surtout de son ami, le poète Adrien Vivonne, auteur entre autres de Danser dans les ruines en évitant les balles. Garnier a publié ses livres avant que celui-ci ne disparaisse mystérieusement en 2008, il y a presque vingt ans.
Qu’est devenu Vivonne ? Partout en Europe, la « balkanisation climatique » sévit et les milices s’affrontent tandis que la multiplication des cyberattaques fait craindre une Grande Panne.
Lancé à la poursuite de Vivonne, Garnier essaie de le retrouver avant que tout ne s’effondre. Est-il possible, comme semblent le croire de plus en plus de lecteurs dans le chaos ambiant, que Vivonne ait trouvé un passage vers un monde plus apaisé et que la solution soit au coeur de ses poèmes ?

lou après toutCôté jeunesse, Jérôme Leroy a une autre actualité en ce début d’année 2021. Sort le troisième tome de la série Lou après tout : La bataille de la Douceur aux éditions Syros. Une odyssée pré- et post-apocalyptique centrée sur le personnage d’une jeune fille.
Lou quitte Wim avec un goût amer. Dans le monde d’après l’effondrement, existe-t-il un seul endroit épargné par l’horreur ? Son dernier espoir, comme pour Amir, Cesaria et Maria : la Douceur. Lou ne sait pas encore à quel point la route pour l’atteindre sera longue. Au même moment, dans la Douceur qui prospère depuis quatorze années, trois musiciens jouent pour la première fois la Mélodie. Cet air semble avoir un mystérieux effet sur les Cybs, mais permettra-t-il d’éviter le pire ? Car, tandis que Lou s’approche de son ultime étape, le danger qui menace d’anéantir la Douceur s’épaissit comme une ombre…

Jérôme Leroy, né à Rouen le 29 août 1964, est un écrivain français auteur de romans, de romans noirs, de romans pour la jeunesse et de poésie. Ancien professeur à Roubaix, il publie son premier roman en 1990, pour lequel il reçoit le Prix du Quartier latin. Lauréat du Prix de l’Académie française (2010) mais aussi de nombreux autres, il est aussi l’auteur de nombreuses préfaces.

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rêver réelClaudine Bohi, Rêver réel, La tête à l’envers, Octobre 2020.

Agrégée de lettres et psychanalyste, Claudine Bohi est une poète reconnue. Elle a publié une vingtaine de recueils et reçu de nombreux prix, dont le grand prix de l’Académie Mallarmé pour Naître c’est longtemps (La tête à l’envers).

C’est ce prix-là qui lui avait ouvert les portes d’une résidence d’écriture à Brive en février 2020. Une résidence lors de laquelle elle a travaillé sur ce livre récemment publié où il est question de Mars ! Une thématique spatiale a priori à des années lumière de ses préoccupations. A priori seulement… .

“A la demande de Jacques Fournier, directeur de l’ancienne Maison de la poésie et des itinéraires poétiques de St Quentin en Yvelines, je suis allée à la rencontre d’un scientifique travaillant avec la Nasa sur la planète Mars. Je pensais que je serais là loin de mon univers. En fait pas du tout. On se pose les mêmes questions. Qui sommes-nous? Où allons-nous? Que pouvons-nous?… ”, nous avait-elle confié lors de son passage dans la cité.

 

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Franck Bouysse, Buveurs de vent, Albin Michel. Août 2020. Prix Giono 2020.

Buveurs_de_ventIls sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Quatre, frères et sœur, soudés par un indéfectible lien. Marc d’abord, qui ne cesse de lire en cachette. Matthieu, qui entend penser les arbres. Puis Mabel, à la beauté sauvage. Et Luc, l’enfant tragique, qui sait parler aux grenouilles, aux cerfs et aux oiseaux, et caresse le rêve d’être un jour l’un des leurs. Tous travaillent, comme leur père, leur grand-père avant eux et la ville entière, pour le propriétaire de la centrale, des carrières et du barrage, Joyce le tyran, l’animal à sang froid…

Dans une langue somptueuse et magnétique, Franck Bouysse nous emporte au cœur de la légende du Gour Noir, et signe un roman aux allures de parabole sur la puissance de la nature et la promesse de  l’insoumission.

Franck Bouysse, né en 1965 à Brive-la-Gaillarde, a été enseignant en biologie et se lance dans l’écriture en 2004. Grossir le ciel en 2014, puis Plateau en 2016 rencontrent un large succès. Son roman Né d’aucune femme (La manufacture de livres, 2019) remporte de nombreux prix littéraires dont le Prix des libraires et impose Franck Bouysse sur la scène littéraire.

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Andréas BeckerLa Castration aux éditions d’En bas. Août 2020.

la castrationLa Castration est une folle épopée menant du Nord de l’Allemagne et de sa culture protestante à la Capitale de la France qui est bien plus qu’un décor : un personnage à part entière. Rarement on a vu ainsi décrite la ville de Paris, ses rues, la gare et son buffet, la Seine. Toute une galerie de personnages mystérieux se regroupent autour du castrateur, mais lui n’a qu’une idée en tête : réaliser le crime ultime et éliminer la dernière de ses victimes.

Andréas Becker est écrivain de naissance. Il lui fallut cinquante ans de vie et un changement de langue pour le comprendre. Né en Allemagne, il s’exprime dans un français retravaillé comme matière brut, dans un langage inventif, joueur, parfois drôle et toujours surprenant. Ses livres donnent lieu à des adaptations au cinéma et au théâtre auxquelles il contribue. Il vit et travaille à Paris.

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L'enfant de la colèreMichel Serfati, L’enfant de la colère, éditions Phébus. Janvier 2020.

Nadia n’a jamais connu son père, mort avant sa naissance. À dix-sept ans, elle apprend que Nâzim, né en Turquie, immigré en France, avait été abattu lors d’une attaque de banque. Comme une frange de la jeunesse révoltée des années 1980, il s’était fourvoyé dans un groupuscule violent, au nom d’une lutte radicale contre l’injustice.
Bouleversée, Nadia va chercher à renouer les fils de son histoire, entre Strasbourg où elle a grandi, et Istanbul où s’est réfugiée une ancienne complice de son père. Perdue, elle trouve un peu d’apaisement dans le hang, un instrument de musique dont elle joue bientôt dans les rues, en Alsace et dans la métropole turque.
Avec ce roman sur l’engagement, l’exil, la violence et la rédemption, Michel Serfati nous offre aussi le récit sensible d’une quête des origines.

Michel Serfati a successivement été ouvrier dans l’industrie, éducateur spécialisé, formateur et cadre dans un établissement pour personnes handicapées. Il est l’auteur de Finir la guerre, lauréat du Festival du premier roman de Chambéry en 2016.

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embrasser l'eau et la lumièreCatherine Ecole-Boivin, Embrasser l’eau et la lumière, Albin Michel. Janvier 2020.

Lucille est née au milieu des marais salants de la baie de Bretagne. Très tôt, elle apprend auprès d’Agnès une saulnière qui est aussi sonneuse de cornemuse, à extirper le sel des entrailles de la terre. De cette passion secrète, elle veut en faire son métier. Mais dans la Bretagne des années 60, les salines sont rarement léguées aux femmes. Son père a prévu d’offrir celle de sa famille à son frère qui perpétuera la tradition.
La jeune femme quitte le marais et devient vendeuse à Nantes. Dès qu’elle a un moment, elle vend des pochons de sel. Mais cela ne suffit pas à lui faire oublier le pays maraîchin. Car tout, y compris l’amour, la ramène à la terre salée du marais, là où son corps et sa vie embrassent l’eau et la lumière.

Dans ce roman empreint d’humanité et de poésie, Catherine Ecole-Boivin, l’auteure de La Métallo, prix Ouest 2019, dresse le portrait d’une femme prête à tout pour prendre sa place parmi les hommes sur cette terre qui est la sienne, la baie de Bretagne, ses mystères et ses coutumes ancestrales.

Catherine École-Boivin est née dans la Hague et habite depuis presque 20 ans en Loire Atlantique. Biographe et romancière, elle prépare en 2018 un doctorat en sciences humaines à l’université de Nantes. Elle est également professeure à Saint Nazaire.

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Louis-Bernard Robitaille, Un vrai salaud, éditions Noir sur blanc / Notabilia. Octobre 2019.

Un vrai salaudPendant près de trente ans, Alexander Morrison avait rêvé de retrouver Diouke dans une décharge publique, ou alors agonisant suite à une horrible maladie dans une salle commune. Il serait venu à son chevet pour lui murmurer à l’oreille, tu as détruit Rossana, maintenant c’est toi qui crèves et ce n’est que justice. Mais aujourd’hui que la prophétie se réalise, Alex n’éprouve aucune satisfaction, seulement un grand flou. Diouke n’a eu, sans doute, que ce qu’il méritait, mais comment peut-on mourir d’une façon aussi moche, battu à mort et abandonné dans un terrain vague ?
Alex se remémore ses années de bohème à Paris avec Diouke et la bande, et se demande qui, à la fin, était le vrai salaud dans cette histoire.

Ecrivain et journaliste québécois, Louis-Bernard Robitaille, auteur de plusieurs romans, est installé à Paris depuis plus de vingt-cinq ans. Il a été pendant plus de trois décennies le correspondant du journal canadien La Presse où il a relaté l’actualité française et notamment les péripéties de la classe politique mais aussi les événements culturels et littéraires.

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Perdre le corpsThéo Ananissoh, Perdre le corps, Gallimard. Janvier 2021.

Jean Adodo, Togolais, homme mûr qui revient de Suisse où il a vécu une trentaine d’années, propose au jeune Maxwell Sitti de séduire une certaine Minna contre rétribution conséquente. Agent immobilier, Maxwell peine à gagner sa vie dans une Lomé de magouilles et de vices, et il est prêt à refuser ce contrat insensé. Mais quand il rencontre la belle Minna dans le pressing où elle travaille, il tombe amoureux – éperdument.
Maxwell apprend peu à peu que Jean et Minna, en réalité, se connaissent à peine de vue… Mais alors, que signifie ce que Jean Adodo lui demande de faire, et si largement rémunéré ? Quelle intention se cache derrière cette mise en scène périlleuse ? Qui est Jean Adodo, au juste ?… Une bien étrange mission au fil de l’amour, de l’amitié, à corps perdu. (Plus d’infos sur cette page.)

Théo Ananissoh est togolais. Il vit en Allemagne. Perdre le corps est son cinquième roman publié dans la collection « Continents noirs ».

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L'éternel printempsMarc PautrelL’éternel printemps, Gallimard. Août 2019.

«J’avais vu juste, elle n’a personne dans sa vie actuellement. De son côté, elle sait que je suis séparé. Elle a été mariée, a divorcé, n’a pas d’enfants. Elle sort peu, mais elle aime aller au restaurant. Parler sans fin en mangeant est également un de mes grands plaisirs.»

Marc Pautrel est né en 1967. Après des études de droit, il a décidé de se consacrer à l’écriture. Il a publié de nombreux romans aux Éditions Gallimard dans la collection «L’Infini» : L’homme pacifique (2009), Un voyage humain (2011), Polaire (2013), Orpheline (2014), Une jeunesse de Blaise Pascal (2016), La sainte réalité (2017), La vie princière (2018) et L’éternel printemps (2019).

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Velibor Čolić, Le Livre des départs, Gallimard. Février 2020

le livre des départs«Je suis un migrant, un chien mille fois blessé qui sait explorer une ville. Je sors et je fais des cercles autour de mon immeuble. Je renifle les bars et les restaurants.»
Velibor Čolić, à travers le récit de son propre exil, nous fait partager le sentiment de déréliction des migrants, et l’errance sans espoir de ceux qui ne trouveront jamais vraiment leur demeure. Il évoque avec ironie ses rapports avec les institutions, les administrations, les psychiatres, les écrivains, et bien sûr avec les femmes qui tiennent une grande place ici bien qu’elles aient plus souvent été source de désir ardent et frustré que de bonheur. Son récit est aussi un hommage à la langue française, à la fois déchirant et plein de fantaisie.

Velibor Čolić est né en 1964 en Bosnie. Jeune chroniqueur radiophonique et écrivain il s’est trouvé enrôlé dans l’Armée bosniaque aux pires moments de la guerre, témoin des abominations commises dans les tranchées et les villages « ethniquement purifiés ». Il déserte l’armée croato-bosniaque en 1992, puis est fait prisonnier avant de réussir à s’enfuir. Réfugié politique en France, il vit longtemps à Strasbourg, où il travaille dans une bibliothèque et collabore aux Dernières Nouvelles d’Alsace. Auteur de plusieurs ouvrages en serbo-croate (cinq en tout), traduits en français par Mireille Robin, il s’attache à combattre, par la littérature, le désarroi extrême de ceux qui ont vu abolir toute humanité en l’homme.

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Juliette Binet, Monts et merveilles, Le Rouergue. Novembre 2019.

monts et merveillesQuand Juliette Binet promet monts et merveilles, elle tient parole. Son dernier livre s’ouvre sur un couple qui s’affaire autour d’un énorme colis qui, emballé dans un tissu rose, peine à passer par leur porte d’entrée. C’est imposant, volumineux, et en même temps, si léger et si fragile apparemment. Une aile de papillon, un pétale de fleur, une chrysalide ? Deux gros rochers gris en réalité. Une fois disposés dans leur salon, c’est finalement tout leur intérieur que le couple va repeindre et recréer, laissant entrer le monde extérieur en même temps qu’ils le créent. Voilà le soleil, les étoiles et le ruisseau qui naissent sous leurs mains et c’est tout leur for intérieur qui s’en trouve réinventé.

C’est curieux, joyeux. Qu’il est vivifiant, contagieux même, de regarder ce couple faire ensemble, faire corps et cœur pour changer de décor. Et tout cela, sans qu’un traître mot ne vienne troubler la beauté douce et graphique de ce tiers-lieu où cohabitent le monde du dehors et celui du dedans dans un seul et même temps.

Juliette Binet est née en 1984 à Rennes. Elle grandit à Tours puis à Nantes, étudie aux Arts Décoratifs de Strasbourg où elle apprend à tailler ses crayons, entreprend de raconter des histoires en images et passe un diplôme en 2007. Elle vit et travaille désormais à Paris. Elle est l’auteur d’Edmond, Tels Quels et l’Ombre d’Igor chez Autrement, de Jonas et de L’Horizon Facétieux chez Gallimard Giboulées et du Cousin chez Albin Michel. Au Rouergue, elle a déjà publié Un courant d’air en 2012, Hourra ! en 2015 et Le Mauvais pli en 2017.

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convoyeurs-couvWerner Lambersy, Les convoyeurs attendent, journal sauvage, aux éditions Rhubarbe. Octobre 2020.

Ce mur/je le côtoie chaque jour/on se connait/comme la mer la falaise
je ne sais ce qu’il défend/et empêche de voir
je sais/qu’il empêche de passer
J’écris dessus/c’est à cela qu’il me sert

Poète majeur de la littérature francophone, Werner Lambersy a composé une œuvre très riche. Né à Anvers, Werner Lambersy vit et travaille à Paris. Variant le ton et la forme, de l’extrême dépouillement à une respiration ample, sa poésie poursuit une méditation ininterrompue sur le dépassement par l’amour et l’écriture. Il est aujourd’hui traduit dans plus de 20 langues.

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tête de tambourSol Elias, Tête de tambour, Rivages, janvier 2019

Son oncle schizophrène lui avait dit il y a des années de cela… Un jour, elle écrirait le livre que lui ne pourrait écrire. C’est à cela que s’est consacrée cette agrégée de lettres 5 ans durant, deux ayant été consacrées au seul déchiffrage des notes de son oncle, illisibles, pour la plupart.

Derrière la thématique de la psychose, thème finalement encore assez peu défriché dans la sphère fictionnelle, se dessine dans Tête de tambour la question de l’héritage, la complexité des relations filiales et des différentes identités.

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Philippe Mathy, Battements crépusculaires, chez Tetras Lyre. Janvier 2019

battements-crepusculaires-150x154Ces six poèmes sont nés suite à la découverte, par Philippe Mathy, de l’œuvre de Salvatore Quasimodo (1901-1968) et de ce poème qui figure en frontispice du livre : « Chacun se tient seul sur le cœur de la terre transpercé d’un rayon de soleil et soudain c’est le soir ».
C’est la sixième collaboration de Philippe Mathy avec l’artiste André Ruelle. Leurs œuvres sont similaires à bien des égards. La même attention apportée à la contemplation et au silence. Une même sensualité pour les fruits d’ici-bas. Les deux artistes sont sensibles au monde qui s’anime ou s’agite autour de nous non pour le reproduire mais comme des artisans soucieux d’y déceler la beauté ignorée, la part invisible du rêve, des désirs.

Philippe Mathy est un poète belge né le 17 juillet 1956 à Manono au Congo belge (actuelle République démocratique du Congo). Reconnu depuis ses débuts, il a obtenu de nombreuses récompenses dont le Prix Charles Vildrac de la SGDL. De formation littéraire, il enseigne à Tournai.

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Ils sont venus en résidence à Brive 

Roland Fuentès –  Bénédicte Belpois –  Claudine BohiLaurence Lacour –  Sophie Divry Sol EliasElodie Torrente Andréas BeckerPhilippe MathyFranck BouysseJuliette BinetKim Jung-hyukCatherine BoivinMichel Serfati Werner LambersyRaphaële BotteLouis-Bernard RobitailleVelibor ČolićSylvie Vieville et Sophie PavillardJérôme LeroyMarc PautrelBéatrice WilmosSimon SanahujasThéo Ananissoh.

Lors de la Foire du livre de Brive 2013, ils sont 5 auteurs venus en résidence d’écriture à Brive à avoir été réunis à l’occasion d’une rencontre: Jérôme Leroy, Sophie Divry, Théo Ananissoh, Marc Pautrel et Béatrice Wilmos. Retrouvez le compte rendu de cette rencontre dans l’article paru sur le blog brivemag.fr.