La langue de Louis-Philippe Dalembert

« C’est la langue française qui fait racine en moi », a confié l’écrivain haïtien Louis-Philippe Dalembert, en recevant le prix de la langue française à l’occasion de la 38e édition de la Foire du livre de Brive. Né à Port-au-Prince, Louis-Philippe Dalembert exerce le métier de journaliste avant de s’envoler pour la France poursuivre des études de lettres. Depuis son premier ouvrage, Le rayon du bon Dieu n’a pas de gomme (Stock), publié en 1996, il écrit aussi bien des romans, de la poésie, des essais que des nouvelles, en langue française et créole.

Mur mediterranneeEn 2017, Avant que les ombres s’effacent (Sabine Wespieser) reçoit le Prix Orange du livre et le Prix France Bleu/Page des libraires. Cette année, paraît Mur Méditerranée, l’histoire de trois femmes – la Syrienne Dima, la Nigériane Chochana et l’Érythréenne Semhar – qui embarquent à bord d’un chalutier en direction de Lampedusa, pour fuir guerres et pays. Lors de cette traversée, elles vont découvrir un nouveau statut, celui de migrantes et avec lui une solidarité exceptionnelle.

Créé en 1986 par la Ville de Brive, le Prix de la langue française récompense une personnalité du monde littéraire, artistique ou scientifique dont l’œuvre a contribué de façon importante à illustrer la qualité et la beauté de la langue française. Il est doté de 10.000 € par la Ville de Brive.

Le jury est composé d’Académiciens français, d’Académiciens Goncourt, d’écrivains et de journalistes : Laure Adler, Tahar Ben Jelloun, Dominique Bona, Hélène Carrère d’Encausse, Paule Constant, Franz-Olivier Giesbert, Paula Jacques, Dany Laferrière, Alain Mabanckou, Eric Neuhoff, Jean-Noël Pancrazi, Bernard Pivot, Patrick Rambaud, Jean-Christophe Rufin et Danièle Sallenave.