Une 39e édition jubilatoire !

Après Delphine de Vigan et Éric Fottorino, la présidence de Didier Decoin aura à nouveau été marquée par l’éclectisme et l’enthousiasme !

Mers et aventures3En a témoigné la grande soirée « Mers et aventures » au Théâtre. « Pour moi, le symbole de la mer est moins l’encre qui immobilise que le trait d’union car un bateau part pour atteindre une autre terre, pour relier deux mondes. C’est aussi une fenêtre ouverte sur tous les possibles. J’aimerais que cette soirée soit le moyen de se réapproprier des questions essentielles sur la mer. »

Mers et aventures4Aux côtés du président de l’Académie Goncourt, également président des Écrivains de Marine, étaient présents Patrice Franceschi, Nicolas Vial, peintre officiel de la Marine, et le romancier et éditeur Olivier Frébourg.

« L’édition est le rouage de la littérature le plus méconnu et le plus vilipendé. A tort. L’éditeur est essentiel pour les auteurs ; pour les lecteurs également puisqu’il choisit les ouvrages qu’ils vont lire. Il fait le marché de la machine littéraire ! Pour parler du métier d’éditeur, plus qu’un grand PDG, j’ai préféré choisir quelqu’un qui avait les mains dans le cambouis comme Olivier Frébourg créateur des Equateurs une petite maison qui prend de l’ampleur. Il aime naviguer et édite des livres sur la mer. Il édite aussi les livres de Sylvain Tesson. C’est un éditeur de passion. »

Les producteursDidier Decoin avait également tenu à proposer un ciné-club avec la projection au Rex du film de Mels Brooks Les Producteurs (Etats-Unis, 1967).

« La hiérarchie entre cinéma et littérature m’exaspère. Lorsque j’ai eu le Goncourt, quelqu’un m’a dit de ne pas me prostituer au cinéma ! Le fils de cinéaste que je suis était horrifié. Un bon film est plus intéressant qu’un mauvais livre et inversement d’ailleurs. On ne fait pas de film sans écrire de même qu’un livre doit transmettre des images. Le pitch des Producteurs est formidable et d’une ironie mordante sur notre époque. Un type est obligé de faire un flop sinon il sera ruiné. Il choisit le pire sujet, d’un ridicule total et monte une comédie musicale intitulée Le printemps d’Hitler.  A la fin du premier acte, c’est un triomphe ! On rit aux larmes. »

le sang des valoisEnfin, à l’Espace des 3 Provinces, une rencontre a réuni Didier Decoin et le dessinateur Marc Jaillloux autour de l’ambitieuse saga historique Le sang des Valois parue aux éditions Glénat.
On y suit sur plusieurs générations l’histoire de deux familles que tout semble opposer : les Tassin, des gens simples mais valeureux, et les Valois, issus de la dynastie des Capétiens. Un récit riche et érudit, vibrant de réalisme tenu par une intrigue faite de complots, d’alliances et de trahisons.